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Il faut limiter sa consommation de viande grillée pour minimiser le risque d’un cancer du sein

Quelle relation peut-il y avoir entre la consommation de viande grillée ou fumée et le cancer du sein ? Cette étude de l’Université d’Oxford conclut sans détour : une consommation plus élevée de viande grillée, grillée et fumée est bien liée à un risque de mortalité plus élevé chez les survivantes du cancer du sein. Pourquoi ? Ces données présentées dans le Journal of the National Cancer Institute, confirment les effets d’hydrocarbures aromatiques polycycliques et d’autres composés chimiques cancérogènes liés à la cuisson, déjà associés, précédemment à l’incidence du cancer du sein.

Déjà associée au cancer du côlon, de la vessie mais aussi au risque de diabète surtout lorsqu’elle est transformée, au risque cardiovasculaire, et, au-delà de 100 g par jour à un risque de décès prématuré accru de 20%, l’apport de viande rouge apparaît ici à nouveau associée au risque de cancer du sein, et précisément de récidive et de décès.

Les chercheurs d’Oxford réévaluent le lien entre les viandes grillées et fumées et le temps de survie après le cancer du sein, chez 1.508 femmes survivantes d’un cancer du sein, interrogées et suivies durant une vingtaine d’années en particulier au niveau de leur consommation de 4 types de viande grillée, grillée et fumée pour chaque décennie de leur vie. Parmi les participantes,

597 décès ont été recensés dont 39,7% liés au cancer du sein, après une durée médiane de suivi de 17,6 ans,

vs un faible apport de viande grillée, une consommation élevée s’avère associée à un risque accru de 23% de décès toutes causes confondues,

une consommation élevée d’aliments fumés à base de bœuf ou de porc est associée à un risque accru de 17% de décès toutes causes et accru de 23% de décès par cancer du sein,

vs un faible pré-diagnostic de récidive et un faible apport de viande grillé post-diagnostic, une consommation élevée de viande grillée est associée à un risque accru de 31% de décès toutes causes confondues.

Des résultats qui ajoutent à la preuve des effets nocifs de composés, cancérigènes, liés au mode de cuisson de la viande et, ici précisément, sur le risque de mortalité après un cancer du sein.

Source : Journal of the National Cancer Institute January 4, 2017

L’article : http://jnci.oxfordjournals.org/content/early/2017/01/04/jnci.djw299.abstract?papetoc

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