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Les infections grippales pourraient déclencher la maladie de Parkinson

L’infection par la grippe saisonnière peut augmenter le risque de développer la maladie de Parkinson, révèle -ou confirme- cette étude de l’Université Thomas Jefferson (Philadelphie) qui montre que si la plupart des cas de maladie de Parkinson n’ont pas de causes connues, si les facteurs possibles restent débattus, une souche du virus de la grippe prédispose -ici la souris- à développer une pathologie Parkinson-like. De nouvelles données présentées dans le npj Parkinson’s Disease qui étayent l’hypothèse de l’implication de facteurs environnementaux dans la maladie.
Le Pr Richard J. Smeyne, professeur de neurosciences à l’Université Thomas Jefferson et Directeur du Jefferson Parkinson’s Disease Center, avec son équipe, démontre ici que même les souris qui se remettent complètement du virus de la grippe H1N1 responsable de la précédente pandémie sont plus susceptibles aux toxines chimiques connues pour déclencher la maladie de Parkinson. Cette même équipe avait déjà démontré, toujours chez la souris, qu’une autre souche, aviaire, H5N1 pouvait infecter les cellules nerveuses et entraîner une inflammation au cerveau pouvant entraîner des symptômes semblables à ceux de la maladie de Parkinson. Enfin, on peut rappeler l’association déjà documentée entre une histoire d’inflammation cérébrale (Visuel ci-contre) chronique, post-lésion traumatique par exemple, et la maladie de Parkinson. Et ce lien déjà identifié par cette étude de l’Université de la Colombie-Britannique (Canada) avec un risque doublé, en cas de grippe sévère, de développer, un jour, une maladie de Parkinson.

Dans cette étude, les chercheurs examinent une souche de grippe porcine A/H1N1, qui n’infecte pas les neurones, mais provoque aussi une inflammation dans le cerveau médiée par des cytokines libérées par des cellules immunitaires impliquées dans la lutte contre l’infection grippale. Sur la souris modèle de Parkinson chez qui la toxine MPTP induit des symptômes semblables à ceux de la maladie de Parkinson, les chercheurs montrent que les souris modèles infectées par la grippe H1N1, peuvent présenter même longtemps après l’infection initiale, des symptômes de Parkinson plus sévères que les souris non- infectées par la grippe. En revanche une vaccination anti-H1N1 ou un traitement par antiviral au moment de l’infection grippale supprime toute augmentation de sensibilité à la toxine MPTP et à ses effets.
Il reste à reproduire ces données chez les humains, mais l’équipe imagine déjà l’impact bénéfique possible de la vaccination contre la grippe saisonnière sur la santé du cerveau à long terme.

Source : http://www.nature.com/articles/s41531-017-0019-z

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